medit du mardi ...mercredi
Comme chaque semaine, une méditation extraite de Retraite dans la ville, en union avec La mère l'oie, La Marquise et Aleth.
la Parole de Dieu
Jésus fut bouleversé au plus profond de lui-même, et il attesta : « Amen, amen, je vous le dis : l'un de vous me livrera. » Les disciples se regardaient les uns les autres, sans parvenir à comprendre de qui Jésus parlait. Comme il y avait à table, tout contre Jésus, l'un de ses disciples, celui que Jésus aimait, Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus lui répond : « C'est celui à qui j'offrirai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l'Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. » Mais aucun des convives ne comprit le sens de cette parole.
Pierre dit à Jésus : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi ! » Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu ne m'aies renié trois fois. »
Évangile selon Saint Jean (13,21-27.36-38)
pour méditer
Quand Jésus annonce qu'il va être livré par l'un de ses disciples, il sait de qui il s'agit. Le but de l'avertissement de Jésus n'est pas de dénoncer ce disciple aux yeux des autres, et il semble bien que le disciple bien-aimé, penché sur la poitrine de Jésus, soit le seul à avoir entendu la réponse à sa question, sinon les convives auraient pu comprendre le sens de la parole qui suit.
Non, l'avertissement de Jésus s'adresse à Judas. Jésus tente d'éveiller Judas à la réalité du geste qu'il va poser, ce geste qui, quand il en aura pris la mesure, le conduira au désespoir, et à la mort. Et Jésus va à l'extrême limite de cette tentative, en tendant à Judas la bouchée trempée dans le plat : c'est le signe par excellence de la communion offerte, proposée, alors qu'il sait ce que Judas a dans le coeur. Tout n'est pas perdu, Judas peut encore revenir à Jésus. Mais Judas accepte la bouchée sans renoncer à son dessein. Il agit avec un coeur double : en apparence, il accepte la communion, mais au fond de lui-même, il reste décidé à livrer Jésus. Il a choisi la mort en refusant la vie offerte par Jésus. Alors Satan entre en lui.
À la fin du même extrait de cet Évangile, on trouve un autre avertissement de Jésus. Cette fois, il s'adresse à Pierre qui vient de lui jurer de donner sa vie pour lui. Jésus lui annonce en retour qu'il va le renier. Pierre n'entend pas vraiment cette parole, du moins à ce moment-là. Et Pierre va en effet renier Jésus, comme Jésus le lui avait dit. Mais à l'instant précis où il aura reconnu qu'il a agi comme Jésus l'avait annoncé, son coeur va se déchirer, il va pleurer amèrement d'avoir trahi celui qu'il aime. Ces larmes sont celles du repentir, elles sont pour lui le salut. Car Pierre reconnaît sa chute. Il a rompu l'alliance avec Jésus, mais son repentir le met sur le chemin de la réconciliation, ce chemin que Jésus ouvre de façon définitive par sa Passion et sa Résurrection.
Jésus va vers sa Croix, où aucun de ses disciples ne peut le suivre. Mais c'est lui qui nous donnera de le suivre dans sa Pâque, plus tard. C'est en lui qu'il nous appellera à faire le même passage. Peut-être aujourd'hui.
pour prier
Seigneur, donne-moi d'entendre ta Parole quand elle dénonce mes fausses assurances, mon savoir présomptueux, comme un appel à quitter mes ténèbres pour venir à ta lumière.
Et quand je tomberai, donne-moi de voir ta main auprès de moi, qui attend de me relever.
Que jamais je ne renonce à ta miséricorde.
Que jamais je ne refuse de la donner en partage.
Comme chaque semaine, nous vous invitons à confier vos intentions de prières par commentaires ou par mail.